Feed on
Articles
Commentaires

LA DERIVE POLITIQUE ET DIPLOMATIQUE DE ROBERT MUGABE AU ZIMBABWE.


Au Royaume-Uni, il avait été fait « chevalier » en 1994. Mais mercredi 24 juin 2008 dans la journée, le président Zimbabwéen s’est vu déchu de cette haute distinction.

Raison invoquée : « son mépris abject » pour la démocratie. Le second tour de la présidentielle s’est tenu le 27 juin 2008, sans légitimité autre que celle dont s’est investi le vieux lion à 84 ans.

 

Sa défaite au premier tour et le retrait de son opposant, Morgan Tvsangirai n’y ont rien fait, pas plus que les appels au report du scrutin des pays d’Afrique australe, de l’UE et de l’ONU. Robert Mugabe ne veut rien lâcher.

 

Éduqué dans sa jeunesse par des jésuites, puis proche des milieux marxistes-léninistes, il était reconnu comme un brillant intellectuel qui avait fait de la lutte contre la suprématie des blancs son cheval de bataille. Héros de l’indépendance de l’ex-Rhodésie britannique, en 1980, l’homme est peu à peu devenu un vieux tyran sanguinaire « une sorte de Frankenstein pour son peuple », selon le sud-Africain Desmond Tutu, prix Nobel de la paix. Le président zimbabwéen a progressivement mené le riche grenier à céréales d’Afrique australe à la ruine économique, expropriant de force les fermiers blancs, et mettant dans le sang les rebellions.

 

Mais aujourd’hui, c’est l’image d’un solitaire mégalomane qui lui colle à la peau. Pour lui, le vent a vraiment tourné en 2000: il a alors subi un revers cuisant, en perdant un référendum pour nouvelle constitution. Le lion Mugabe comme on le surnomme actuellement, n’a pas admis la défaite. Seul contre tous, jusqu’à quand?
JUSTINO DA OLIVEIRA BANGO,
CONSULTANT CABINDAIS

 

 Les organisations internationales, Place des Nations

Le plus long banc du monde, Promenade de la Treille

 

 

 

             Côté Lac: le jet d’eau !

Une statue penchée, vers la cathédrale St Pierre en Vieille Ville

 

 

 Le cimetière des Rois: ici reposent les “célébrités” de Genève (Calvin…)

 

 

Belle vue sur le Lac Léman, un tour de pédalo, ça vous dit ?

 

La Place Neuve: le Grand théâtre  

 

 

 

Promenade de la Treille, attention, ça monte !

En Vieille Ville: un musée gratuit qui vaut le détour: la Maison Tavel

Petit rappel

Bonjour, amis et inconnus!

Si vous passez par là, n’hésitez pas à laisser un commentaire ou un petit coucou. Je suis sûre que vous pouvez faire mieux. Ne soyez pas timides! Ceci est un blog ouvert au dialogue et au débat. Alors, n’hésitez plus! A vos claviers! Visiteurs, laissez une trace de votre passage.

 Merci !

Bonnes nouvelles

Bonnes nouvelles de la famille

Petit clin d’œil à mes frères : -L’aîné en marche vers la guérison, toute relative, en rien totale mais l’essentiel est là : retrouver le sourire et le goût de vivre !

-Le deuxième, bientôt papa ! Mes parents, enfin grands-parents !

-Le troisième, plein de talent et de créativité, que tes projets aboutissent !

-Le dernier, mon unique petit frère, titulaire d’un master I en économétrie et bientôt en stage dans une grande entreprise à Paris, croisons les doigts pour qu’il soit accepté en master II ! Je suis fière de toi, tu as toujours été le plus intelligent et le plus débrouillard de la famille, tu iras loin !

Bonne nouvelle : la générosité existe

Merci aux deux anges, deux frères irakiens sont entrés dans nos vies mornes pour donner un peu de bonheur et de cohésion à notre famille. Toujours présent pour nous aider dans nos difficultés matérielles et offrir leur compagnie souriante et désintéressée. Bienvenue dans notre famille à vous !

Merci aussi à une bonne amie, qui se reconnaitra, pour sa gentillesse et son attachement à ma famille au complet (ce qui est loin d’être évident, croyez-moi !)

Bonne nouvelle des USA

La course à l’investiture s’achève aux USA, Barack Obama est officiellement le représentant démocrate à l’élection présidentielle. On est avec toi !

Bonne nouvelle de l’Irak

L’Irak se redresse ! Le phoenix renait de ses cendres, lentement mais sûrement, comme il l’a toujours fait dans son histoire. Petit récapitulatif des derniers évènements (selon Le Monde, Casafree et Le Figaro):

-Les réfugiés irakiens : Ils ont été encouragés par le premier ministre Nouri al-Maliki de retourner au pays. Je cite ses propos : “Plus que tout, nous voulons que les Irakiens rentrent chez eux. Nous voulons que les gens talentueux et compétents rentrent chez eux”. Les irakiens étant nombreux en Suède (40 000 depuis 2003 selon les chiffres fournis par le gouvernement suédois), il a choisi une conférence de presse avec son homologue suédois Fredrik Reinfeldt pour faire sa déclaration. Il promet de financer tout retour volontaire et de leur attribuer des privilèges spéciaux.

-Partenariats : Discussion entre les premiers ministres irakien et suédois sur le besoin d’investissements bilatéraux et de relations commerciales. Maliki a précisé le besoin qu’a l’Irak de technologies et d’équipements dans les secteurs agricole, transport et hospitalier. De plus, jeudi 29 mai pour la conférence d’évaluation sur la situation en Irak qui s’est tenue à Stockolm, le premier ministre a déclaré : “L’Irak n’est pas un pays pauvre. Nous ne voulons pas d’aide. Nous voulons du partenariat.” Le retour de l’Irak sur le devant international et la volonté retrouvée du premier ministre ont été remarqué par plusieurs pays.

-Sécurité : un rapport trimestriel du Pentagone intitulé « Mesure de la stabilité et de la sécurité en Irak » a annoncé des « progrès significatifs sur le plan de la sécurité, une dynamique de réconciliation sur le plan local et provincial, et des progrès économiques » au cours des mois de septembre, octobre, novembre. “L’amélioration de la sécurité commence à atteindre un rythme, qui, s’il est maintenu, pourrait aboutir à une stabilité durable” et “le nombre total d’attaques en Irak a baissé de 62% depuis mars 2007″, selon le rapport.

Au moins une dizaine d’immigrés africains ont été assassinés durant le mois de mai 2008 dans les townships des alentours de Johannesburg. Une violence perpétrée par des gens qui, encore récemment étaient eux-mêmes victimes de l’apartheid, le plus impitoyable système d’exploitation raciale délibéré du XXe siècle…

 

Dans certains cas, les victimes ont été brûlées vives, d’autres personnes ont été égorgées. Des milliers d’immigrés se sont réfugiés dans les commissariats et les églises. Certains ont entrepris le long voyage de retour dans leurs pays d’origines.

Le gouvernement du président Thabo Mbeki a condamné ces agressions et, preuve de la dégradation de la situation, a fait ce qu’aucun gouvernement n’avait fait depuis au début des années 1980, quand le P.W Botha occupait la présidence, à savoir déployer l’armée dans les townships.


Comment expliquer cette explosion perverse que je qualifie de NEGROPHOBIE AFRICAINE, dans un pays oÙ, selon toute logique historique, ce sont les blancs qui devraient être les cibles de la haine des Noirs? Car il est indéniable que jamais les sud-africains blancs n’ont fait l’objet d’incidents racistes systématiques d’une telle envergure. Même lors des périodes les plus sombres de l’apartheid, personne ne s’en prenait aux blancs dans la rue.
L’umkhoto we Sizwe, branche armée du Congré National Africain (ANC) créée en 1961 par Nelson Mandela, était en ce sens bien plus clémente que l’ETA, L’IRA ou AL-QAIDA.

Bien qu’ayant des raisons plus immédiates et légitimes de haïr leurs tourmenteurs, souffrant d’injustices quotidiennes beaucoup plus graves, les membres de l’umkhoto n’ont cependant jamais eu pour politique d’assassiner des civils, ni même des hommes politiques blancs.

 

JUSTINO DA OLIVEIRA BANGO
CONSULTANT CABINDAIS

 

ACTUALITE POLITIQUE DU CABINDA

 

D’après les services de renseignement cabindais (SRC), le Président Edward Dos Santos de la République Communiste de l’Angola a décidé depuis une semaine d’envoyer à Paris (France) un émissaire chargé de rencontrer le président Henrique Tiago Nzita de la République de Cabinda et chef de front de libération de l’état de Cabinda (F.L.E.C) pour des négociations de paix avec le Cabinda.


JUSTINO DA OLIVEIRA BANGO
CONSULTANT CABINDAIS

 

 

 

Le festival Zaka Africa a amené un peu de soleil et de joie, de solidarité et d’expression de la volonté de faire connaître la culture africaine et d’agir pour et avec nos frères africains. Des stands, une scène où se succèdent les animations (musique, conte), un animateur commentant la soirée et nous offrant le bilan du réseau associatif poitevin. Le festival s’est étendu tout le weekend. Cela dans le cadre idyllique de notre fierté municipale le parc de Blossac.

 

Fin de festival et fin de soirée, en ce dimanche 1er juin 

 

Après un petit interlude poético-engagé de l’appel du griot à tous les africains en France (se rappeler de ce qu’ils doivent à l’Afrique et aux parents, à savoir la vie, la connaissance et l’opportunité de voir le monde et se rappeler de donner à leur tour), place à la musique.

 

Yéléna, groupe métissé en provenance de Toulouse

 

Le groupe Yéléna, d’inspiration mandingue (Mali, Burkina Faso, Guinée) mêle danse et musique, instruments mandingues (N’goni, Kora, Djembé, Flûte peul…) et violon ou  saxophone, hommes et femmes, artistes « Black and White ». La chaleur toulousaine a tenté de s’infiltrer à Poitiers et d’apporter un peu de son sens de la fête en invitant les timides spectateurs à s’approcher plus près de la scène. Les chaises se rapprochent, les caméras avec ainsi que les hommes, femmes, enfants debout et    se mouvant aux percussions endiablées ou aux ballades poétiques dont on peut citer la chanson hommage aux femmes, car comme dit le dicton africain : “A un homme fort, il y a une femme forte derrière »      

 

Emportée par le virus de la danse, une femme monte sur scène le temps de quelques minutes pour quelques pas de danses en cadence avec les trois femmes du groupe. Les spectateurs se lâchent, tapent des mains en rythme et leurs visages s’ensoleillent de sourire.

L’Afrique et Toulouse sont venus à Poitiers. Un beau voyage le temps d’une soirée.

 

Croiser le regard amoureux et figé d’un couple, surprendre l’attitude rêveuse d’une statue en bronze. Au delà d’une simple promenade, les bords du Lac Léman et autres lieux publics permettent de découvrir la collection du Fonds d’art contemporain de la Ville de Genève et son évolution au cours des cinquante dernières années.

Dans les années 50, l’oeuvre d’art est en effet envisagée comme un objet de décoration, d’embellissement, en harmonie avec l’espace public. Une division technique des travaux artistiques (peinture, vitrail…) définit, en quelque sorte, l’emplacement idéal pour l’oeuvre: un vitrail pour une Eglise, une statue de bronze pour un parc…

Dans le courant des années 60, la révolution des normes sociales se ressent fortement sur l’art. Elle génère une rupture d’avec les conventions tandis que l’effet et la force d’expression auprès du public sont privilégiés. En adéquation avec une politique culturelle évolutive, le Fonds d’art contemporain acquiert davantage d’oeuvres mobiles qui sont déplaçables, autonomes. Produites par des artistes locaux, les oeuvres intègrent un nouvel enjeu:l’emplacement et font davantage intervenir l’architecte ou l’urbaniste dans leur composition.

Plus subtiles, et intégrées au paysage urbain, les oeuvres deviennent “intervention” dans l’espace public et tentent de nouer un lien avec le spectateur, en questionnant notamment ses référents, ses codes. Le travail de Dominique Fontana, par exemple, baptisé “Figures enlacées” se construit sur l’espace et sur les éléments: le plein air, l’eau, la nature.

Comme par un jeu de cache-cache, les oeuvres de la collection du Fonds d’art contemporain, disséminées à des endroits parfois inattendus cherchent à capter le regard du passant. Lors du cheminement, l’interaction entre les réalisations, immobiles et le promeneur, repose également sur la juxtaposition de travaux artistiques d’influences et d’époques diverses.

Ainsi placées et disposées, les oeuvres exacerbent les jugements de goût de chacun; au fil de l’itinéraire, le promeneur devient ainsi un spectateur et l’espace public se transforme en lieu d’exposition.

 

Dernièrement, un documentaire sur Hitler et son ouvrage Meine Kampf retraçait son histoire tout en indiquant que ce livre reste plus que jamais d’actualité. Certains le lisent par curiosité historique, d’autre comme une réponse à leurs questions sur les juifs. Beaucoup croient toujours à la théorie du complot. Elle est particulièrement incarnée par les Protocoles des Sages de Sion, faux document créé au début du XXe siècle par un faussaire antisémite russe, dans le but de « prouver » cette prétendue conspiration. Le texte tendait à faire croire qu’il existait un programme mis au point par un conseil de sages juifs voulant anéantir la chrétienté et dominer le monde. Le livre est composé de récits supposés être les comptes-rendus d’une vingtaine de réunions secrètes exposant un plan secret de domination du monde. Ce texte fut repris par Adolf Hitler. Depuis lors il n’a cessé d’être lu et amplement diffusé. On le retrouve également dans la théorie de ZOG, apparue dans les milieux d’extrême droite aux Etats-Unis.

 

L’antisémitisme et le monde arabo-musulman

La théorie du complot connaît aujourd’hui une nouvelle popularité au Moyen-Orient. Dans les pays comme l’Egypte, la Turquie, la Palestine, Meine Kampf est un best seller fascinant la jeunesse. Des pays n’ayant pas vécu la guerre contrairement aux pays du Maghreb où les hommes participèrent à la victoire contre le nazisme. Malgré tout, au Maghreb même, tout n’est pas blanc, comme l’a révélé le roman « Le village de l’Allemand » (Boualem Sansal) partant d’une histoire vraie, celle d’un ancien officier SS, ancien moudjahid, naturalisé algérien et converti à l’islam, ayant beaucoup fait pour le village et considéré comme un héro, non seulement pour son combat pour libérer l’Algérie mais aussi pour son passé nazi… La falsification de l’histoire, la propagande en Algérie a mis dans l’esprit de certains que la Shoah serait une invention des juifs ou tout au moins exagérée… Le président Amadinejab d’Iran est connu pour ses multiples diatribes et menaces contre l’Etat d’Israël et pour son révisionnisme (remise en question de l’histoire officielle de la shoah). Il a même organisé une réunion internationale regroupant des révisionnistes venus du monde entier débattre de la réalité des tors subis par les juifs durant le pouvoir nazi. La plupart des dirigeants du moyen et proche orient s’en offusquèrent pourtant : être antisioniste (le sionisme est un mouvement politique visant à l’établissement d’un Etat juif en Palestine afin de rassembler le peuple juif dans un seul pays, dans une nouvelle Sion) n’est pas renier la souffrance passée des juifs.

 

Les juifs et le 11 septembre

La théorie du complot évolue. Une rumeur s’est propagé de l’absence des juifs dans les tours le jour de l’attaque du 11 septembre, de l’absence d’enterrement juif suite à l’évènement comme s’ils avaient été avertis… Cette idée a été diffusée entre autre sur la chaîne Al-Jazeera qui fut obligé de démentir par la suite. Pourtant ses téléspectateurs continuent à le croire. Une rumeur d’un complot américain ayant planifié l’attentat afin d’amener ses troupes en Irak pour commencer, suit le même raisonnement. Et l’antiaméricanisme ressemble fort à de l’antisémitisme… sur les juifs d’Amérique (en effet, l’influence des juifs sur l’Amérique et le gouvernement américain est une croyance répandue, et ceux-ci auraient un mobile, si on peut dire, par la menace que porte le moyen orient sur l’Etat d’Israël, entre le président iranien et Saddam Hussein attaquant régulièrement Israél….).

 

De la grande importance donnée à la Shoah et de la politique israélienne

Seulement apparaît souvent un agacement pour cette histoire mise en avant, laissant trop dans l’ombre l’histoire de l’esclavage par exemple, ou la répression d’autres catégories de personnes par le nazisme. Cette « injustice » selon certain les confirment dans cette idée que les juifs contrôlent le monde (économique, politique, médiatique, culturel), ceci renforcé par l’exemple de l’Etat d’Israël et sa répression. La victime devenue bourreau ? Le juif vivant dans le monde arabo-musulman dans une paix relative, la cohabitation respectueuse de deux peuples cousins dans leurs cultures et langues, le monde arabo-musulman n’ayant pas de sang sur les mains à l’époque de la collaboration européenne avec Hitler, ce monde rejette le juif depuis l’instauration de l’Etat d’Israël par solidarité avec le peuple palestinien dépouillé de la quasi-totalité de ses terres. Ces juifs du moyen orient depuis des millénaires, renvoyés en Israël contre leur gré, soupçonnés d’être de potentiels espions d’Israël, allant grossir encore la population d’Israël… Ces juifs poussés à partir par les sionnistes… Ces juifs victimes de l’exportation du conflit en occident, ne se sentant plus en sécurité, partent en Israël qui, malgré les attentats, reste plus sécuritaire…

Dieudonné est un exemple flagrant, mêlant dénonciation de cet abattage médiatique sur la shoah et l’antisémitisme, dénonciation de la politique d’Israël et de sa répression sur le peuple palestinien, de ce lobby (groupe de pression) puissant qu’est le lobby juif dans le monde (alors que le lobby musulman a acquis une certaine puissance…) et de leur pouvoir financier maintenant les autres sous leur influence.

 

« Mes excuses »

Dans son spectacle«Mes excuses», Dieudonné remonte l’histoire jusqu’à Montesquieu, philosophe des Lumières, l’accusant de racisme en citant un extrait de son ouvrage “De l’esprit des lois”. Pourtant cet homme d’ascendance chrétienne, a voulu dans ce livre dénoncer l’esclavage.

On peut citer :

« Dans la démocratie, où tout le monde est égal, et dans l’aristocratie, où les lois doivent faire leurs efforts pour que tout le monde soit aussi égal que la nature du gouvernement peut le permettre, des esclaves sont contre l’esprit de la constitution; ils ne servent qu’à donner aux citoyens une puissance et un luxe qu’ils ne doivent point avoir » ( Livre XV, Chap I, De l’esclavage civile)

« J’aimerais autant dire que le droit de l’esclavage vient du mépris qu’une nation conçoit pour une autre, fondé sur la différence des coutumes ». (Livre XV, chap III Autre origine du droit de l’esclavage).

Dans son spectacle, Dieudonné cite un extrait du chapitre V du livre de Montesquieu :

“On ne peut se mettre dans l’esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir”

La lecture de l’ensemble de cet ouvrage rend évidente de l’ironie de cette phrase. Le chapitre concerné reprend des arguments de son époque pour mieux les démonter. D’autant qu’il introduit son chapitre par «Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais: [...]». Le philosophe emploie un procédé très répandu à l’époque, celui de démontrer l’absurdité de la position esclavagiste en dressant un réquisitoire en forme de plaidoyer. Comment donc cette fausse interprétation du texte et l’erreur sur les origines de son auteur n’a pas été remarqué par son public ? De plus, son spectacle veut aussi se jouer de l’esprit des Lumières, pourtant regroupant des philosophes ayant pour trait commun leur opposition à l’esclavage et au colonialisme. Et étaient-ils juifs ? Certains, oui, mais la plupart était d’ascendance chrétienne…

Le rapprochement de Dieudonné d’avec Le Pen, réel ou provocateur, illustre bien la méthode du Front national unissant des ennemis sous la même enseigne. Noirs se méfiant des juifs. Arabes se méfiant des juifs. Français se méfiant des juifs, des noirs, des arabes. Le Pen qualifiant les chambres à gaz de « détail » de la seconde guerre mondiale a pu conforter dans ses idées une partie de son électorat.

 

Des relations entre chrétiens et juifs

Le christianisme a un lourd passé avec les juifs. Entre la répression dû à la trahison de Juda sur jésus et la non reconnaissance des juifs de leur prophète ainsi que leur volonté de le mettre à mort… Le Vatican accusé de collaboration, d’avoir caché des nazis en son sein quand en parallèle de nombreux religieux se battaient au côté des résistants, cachant des juifs, soignant des résistants ou les aidant à fuir…  Dans les années 60, le concile Vatican II est un tournant dans le rapprochement chrétiens-juifs, rappelant les origines juives du Messie et réhabilite le peuple juif, dans la déclaration Nostra Aetate :

 « Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ, ce qui a été commis durant sa passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. S’il est vrai que l’Église est le nouveau peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Écriture. Que tous donc aient soin, dans la catéchèse et la prédication de la parole de Dieu, de n’enseigner quoi que ce soit qui ne soit conforme à la vérité de l’Évangile et à l’esprit du Christ. En outre, l’Église qui réprouve toutes les persécutions contre tous les hommes, quels qu’ils soient, ne pouvant oublier le patrimoine qu’elle a en commun avec les Juifs, et poussée, non pas par des motifs politiques, mais par la charité religieuse de l’Évangile, déplore les haines, les persécutions et toutes les manifestations d’antisémitisme, qui, quels que soient leur époque et leurs auteurs, ont été dirigées contre les Juifs. » 

Le cardinal Mgr Jean-Marie Lustiger, de par ses ascendances juives, a joué un rôle pionnier dans les relations entre la communauté juive et le Vatican. Il a exercé un rôle d’influence très important durant le pontificat de Jean-Paul II. Après sa mort, le Congrès juif mondial a tenu à rendre hommage à son action positive en faveur des relations entre juifs et chrétiens. Ces actes de rapprochement continuent. Au mois d’avril, le pape Benoit XVI s’est rendu dans une synagogue de New York exprimant son respect pour la communauté juive.Mais les relations chrétiennes-juives restent tendues et ambigües. Les juifs continuent de se méfier des chrétiens. Les chrétiens prônent l’amour des juifs mais les rencontrent peu.

 

 

L’antisémitisme est porté par toutes sortes de personnes. Souvent caché derrière un antisionisme et un désaccord avec la politique d’Israël, elle déborde souvent vers une généralisation des juifs dans le monde. Souvent, partant d’un phénomène particulier comme les juifs présents au temps de la crucifixion du Christ et Juda en particulier, les israéliens, certains tenants du pouvoir que ce soit financier, politique voire même culturel et artistique, sont devenus les modèles de l’image populaire du juif traitre, cupide et dominateur. La question juive n’a pas fini de nourrir toutes les frustrations.

Leyla 

Rectification

Comme vous pouvez le constater, mon Blog perso a disparu, et s’est exporté ici. D’où les nouveaux articles greffés ici et là (voir plus bas), n’oubliant pas les commentaires associés!

Désolée pour tous ces changements perpétuels. Mais qu’attendre d’autre de quelqu’un à la fois ici et ailleurs…

Les derniers chiffres avancés en octobre 2007 par l’UNICEF font état de 200 000 esclaves parmi les enfants béninois. Un chiffre approximatif, au vu de l’élasticité des frontières en Afrique de l’Ouest et du contrôle difficile du trafic d’enfants. Le Bénin bénéficie pourtant

d’une relative stabilité économique et politique…

 

Elu en avril 2006 à la tête du Bénin, le président Boni Yayi incarne le renouveau démocratique. Prônant une « république coopérative et solidaire », il donne à son mandat quatres axes: les ressources humaines, une gouvernance concertée, le développement de l’esprit d’entreprise et la construction de nouvelles infrastructures.

Si ces principes directeurs, énoncés clairement, participent à la bonne image du pays, l’anaphabétisme reste fort de même que la mortalité infantile.

 

Parmi la population béninoise constituée à 49 % de moins de 15 ans, quatres catégories d’enfants se démarquent: le vidomengon, l’enfant travailleur, l’enfant de rue, et l’enfant sorcier. Le terme« vidomengon », renvoie à l’enfant placé chez une tierce personne, soumis aux tâches domestiques. Cette dernière situation, assez fréquente, est culturellement ancrée dans les mœurs. En effet, pendant des décennies, les enfants issus des familles pauvres étaient confiés à des proches plus nantis en échange d’un travail domestique. Dans les régions démunies, cette tradition est devenue une véritable source de revenu. Néanmoins, elle génère  des abus: asservissement de l’enfant, mauvais traitements… L’enfant né avec une anomalie, quant à lui, est considéré selon certaines traditions comme « enfant sorcier » et livré à son propre sort. Il en va de même de l’enfant des rues qui est à la merci de l’esclavage et de l’exploitation sexuelle.

Dans les carrières à la frontière du Nigéria, on retrouve la dernière catégorie « l’enfant travailleur » qui est exploité et travaille dans des conditions déplorables.

 

L’ensemble de ces situations représente une menace grave pour l’équilibre physique, psychologique et relationnel de l’enfant. A l’origine de ces maux, on peut facilement évoquer le manque de contrôle du trafic interne et transfrontalier d’enfants (Nigéria). Cependant, l’extrême misère et le manque d’information des dangers d’un tel phénomène participent également au problème. Afin de subvenir aux besoins d’une famille, on envoie un enfant travailler à l’extérieur du foyer. Il ne sera généralement pas scolarisé, analphabète et donc, socialement exclu.

 

Depuis 2006, des négociations auprès des responsables du trafic sont planifiées régulièrement par des associations, de même que la réinsertion d’enfants exploités (UNICEF et Terre des Hommes). En parallèle, des actions de sensibilisation populaire et politique sont menées. Le voile du silence se lève enfin sur l’existence de ces petites mains invisibles qui participent à l’économie souterraine du Bénin et qui sont l’avenir du pays.

 

Myriam

Older Posts »