Pas de promenade hormis à tourner dans mon appartement trop étroit. Vivement un vaste appart avec canapé sympa pour bouquiner tout à mon aise.
J’ai le spleen, avec ce beau soleil, le boulot terminé je fonce me réfugier chez moi après avoir attrapé au vol une baguette avec les centimes qui me restent. Heureusement une amie débarque avec une grande pizza. A des jours meilleurs.
J’ai le spleen. Après un weekend de prise de tête pour déménager mon ancien blog sur l’hébergeur wordpress, constatant que je ne peux exporter mais seulement copier-coller, perdant au vol mes commentaires, le deuil est fait et mes blogs sont construits. Reste ma coéquipière à s’inscrire et envoyer son article tant attendu. Voilà pour l’histoire. J’ai le spleen, qui s’estompe peu à peu. En effet, pourquoi ces blogs quand j’ai un stage à penser, un roman commencé et un recueil de poème en chantier. Et voilà que je trouve le temps de créer des blogs et que j’y passe tout mon temps et que toute ma tête y passe. Un blog c’est un investissement. Tâchons de garder le rythme. Quand on commence des choses et qu’on a la fâcheuse habitude de ne rien (ou presque rien) terminer. Un miracle que j’ai un diplôme et que j’en termine un autre. Ce besoin d’écrire qui me tenaille et qui balaye tout sur son passage. Cette nécessité de mener une vie sociale et de penser à la vie professionnelle qui me restreint (mais qui, paradoxalement nourrit mon écriture). Et rien ne se fait tout à fait. Investissement de moitié.
Abandons. Découragement. Dépressive ? Non, juste un peu mélancolique mais globalement heureuse de vivre. Comme une frustration, des remords et des regrets mais par chance plus de remords que de regrets (comme on dit mieux vaut les remords que les regrets, au moins on aura essayé même si…). Souffrir un bon coup. Tous les manquements en paroles, en actes, me les prendre de plein fouet, tout assumer. Souffrir un bon coup. A des jours meilleurs. La vie est un éternel recommencement avec ses hauts et ses bas, ses évolutions et ses régressions. Inconstance, instabilité. Eviter le chaos, l’irréversible. Relever la tête et la baisser. Ce n’est pas grave. Tout reste gravé. Beaucoup de chemins. Beaucoup de parcours. Riche. Je suis riche. Dans mon cœur et dans ma tête. A des jours meilleurs ? N’y suis-je pas déjà, sans m’en rendre compte la plupart du temps. En mes plaintes, je n’y crois qu’à moitié. N’est-ce-pas que je me sens un peu trop vide et trop pleine à la fois.
Mettre un peu d’ordre dans tout ça. Et ça ira mieux. En attendant, je mets de l’ordre dans les dossiers, pendant mon stage. Et ça fait du bien. N’est-ce pas pour ça que j’ai choisi ce métier (documentaliste) ? Allons dormir un peu, ça mettra un peu d’ordre dans mes idées.
Leyla
Entre mélancoliques, on se comprend. Moi-même je cultive le spleen qui remue sans arrêt mes rêves et mes espoirs, mes regrets et mes souvenirs, mes peurs et mes joies…
Mais je crois que la raison de vivre est la suivante : vivre sans espérer est le meilleur moyen de vivre heureux. Carpe Diem, disait l’autre.
Courage, Leyla, tu écris bien et un jour tes rêves seront réalité.
Vivre sans espérer? peut-être… ne pas rester dans le rêve mais avoir des projets, ça c’est bien. On ne vieilli tant qu’on n’a pas tout accompli. Un brillant avenir nous attend. Le tout est de faire les choses en leur temps et être patient.
Tout à fait d’accord. Mais quand j’ai publié ce commentaire, j’étais un peu désabusé à cause de qui tu sais….
Sacré Christian.