Aimé Césaire, le chantre de la négritude est mort
avril 17, 2008 par myriamlep
Le poète martiniquais est mort jeudi matin 17 avril, à l’âge de 94 ans au CHU de Fort-de-France (Martinique). Hospitalisé dernièrement, le 9 avril, pour des affections de nature cardiologiques à l’hôpital Pierre Zobda-Quitman de Fort-de-France, son état de santé devenait « préoccupant » selon les médecins.
Auteur de pièces de théâtre, parmi lesquelles, « La tragédie du roi Christophe » (1963) et « Une saison au Congo » (1966), Aimé Césaire était entre autres reconnu pour ses œuvres poétiques « Cahier d’un retour au pays natal », sa première publication (1938) « Corps perdu » (1950), « Moi, laminaire » 1982 et « La Poésie » (1994).
Engagé politiquement, il fut, avec le Sénégalais Lépold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, l’un des chantres de la « négritude ». Ce courant littéraire, créé après la Seconde Guerre mondiale revendiquait l’identité noire et sa culture face à une francité oppressante et colonisatrice. Selon les termes de Césaire, la négritude correspondait au « rejet de l’assimilation culturelle ; le rejet d’une certaine image du Noir paisible, incapable de construire une civilisation ». De tout temps, Aimé Césaire s’est également battu pour l’autonomie de la Martinique. Il avait été élu maire de Fort de France en 1945 pour une durée de cinquante-six ans, jusqu’en 2001.
De nombreux hommages dans le monde entier saluent actuellement l’action du poète engagé et père de la négritude. Des obsèques nationales devraient bientôt être organisées mais la date n’a pas encore été précisée.
Myriam