Césaire, il restera en nos coeurs
avril 17, 2008 par leyla86
Aimé Césaire est « de la race de ceux qu’on opprime » (dixit Césaire). Il est le chantre de la négritude et « le prototype de la dignité » (dixit André Breton). Exaltation des valeurs et de la culture noires et valorisation de l’Afrique. Retrouver la fierté d’Etre, la fierté d’être Noir !
Né en Martinique en 1913, Aimé Césaire obtient une Bourse en 1931 qui lui permet de poursuivre ses études supérieures à Paris, (Hypokhâgne), où il rencontre Léopold Sédar Senghor (lui aussi devenu poète, écrivain et homme politique, il a été le premier président du Sénégal) et autres intellectuels africains. Ces rencontres rappellent à sa conscience la part refoulée de son identité martiniquaise : l’Afrique, la terre de ses ancêtres. Il est exprimé pour la première fois l’idée de Négritude dans le journal « L’Etudiant noir », fondé avec d’autres étudiants antillais et africains (dont Senghor).
Il écrit Cahier d’un retour au pays natal alors qu’il entre à l’Ecole Normale Supérieure (1935). Son œuvre lui apporte la notoriété. Sa poésie engagée est une dénonciation de l’oppression coloniale, de l’assimilation culturelle. De la poésie pure, aux images originales et pleine de sens. Universel, il se veut « la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche », sa voix « la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir. » (Cahier d’un retour au pays natal). Universel, il parle à tous les peuples, dans un appel à ne pas se renier, à ne pas se perdre dans un effort démesuré d’intégration morbide, à ne pas tomber dans l’amnésie, à conserver son identité profonde. Un appel à lutter, toujours, de ne pas « croiser les bras en l’attitude stérile du spectateur » car « il n’est point vrai [...] que nous n’avons rien à faire au monde, que nous parasitons le monde, qu’il suffit que nous nous mettions au pas du monde mais l’œuvre de l’homme vient seulement de commencer et il reste à l’homme à conquérir toute interdiction immobilisée aux coins de sa ferveur et aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l’intelligence, de la force et il est place pour tous au rendez-vous de la conquête » (Cahier d’un retour au pays natal).
A son retour en Martinique, Césaire est élu en 1945 Maire de Fort-De-France et Député. Il participe à la fondation de la revue ‘’Présence Africaine”. En 1950 il publie dans la revue ‘’Présence Africaine” son ‘’Discours sur le colonialisme’, un texte extrêmement virulent sur le sujet. En 1957 il crée le parti Progressiste Martiniquais, qui a pour ambition d’instaurer ‘’un type de communisme martiniquais plus résolu et plus responsable dans la pensée et dans l’action”.
Au total Césaire à publié plus de 14 œuvres : recueils de poèmes, pièces de théâtre et essais. Son œuvre littéraire est universellement connue et a été traduite dans de nombreuses langues.
Césaire a consacré sa vie à son peuple. Homme d’action et de Lettres, il a mené un dur combat pour la défense de la culture de son peuple et pour sa souveraineté politique.
Il restera dans nos cœurs, un exemple à suivre.
Leyla
Je connais juste de nom cet auteur et ce grand personnage, mais ton éloge me donne envie d’en savoir plus sur lui, et qui sait, de le lire un jour…
Bien-sûr, garde son nom dans un coin de ta mémoire. Tu vas adorer son bouquin (Cahier d’un retour au pays natal).