Croiser le regard amoureux et figé d’un couple, surprendre l’attitude rêveuse d’une statue en bronze. Au delà d’une simple promenade, les bords du Lac Léman et autres lieux publics permettent de découvrir la collection du Fonds d’art contemporain de la Ville de Genève et son évolution au cours des cinquante dernières années.
Dans les années 50, l’oeuvre d’art est en effet envisagée comme un objet de décoration, d’embellissement, en harmonie avec l’espace public. Une division technique des travaux artistiques (peinture, vitrail…) définit, en quelque sorte, l’emplacement idéal pour l’oeuvre: un vitrail pour une Eglise, une statue de bronze pour un parc…
Dans le courant des années 60, la révolution des normes sociales se ressent fortement sur l’art. Elle génère une rupture d’avec les conventions tandis que l’effet et la force d’expression auprès du public sont privilégiés. En adéquation avec une politique culturelle évolutive, le Fonds d’art contemporain acquiert davantage d’oeuvres mobiles qui sont déplaçables, autonomes. Produites par des artistes locaux, les oeuvres intègrent un nouvel enjeu:l’emplacement et font davantage intervenir l’architecte ou l’urbaniste dans leur composition.
Plus subtiles, et intégrées au paysage urbain, les oeuvres deviennent “intervention” dans l’espace public et tentent de nouer un lien avec le spectateur, en questionnant notamment ses référents, ses codes. Le travail de Dominique Fontana, par exemple, baptisé “Figures enlacées” se construit sur l’espace et sur les éléments: le plein air, l’eau, la nature.
Comme par un jeu de cache-cache, les oeuvres de la collection du Fonds d’art contemporain, disséminées à des endroits parfois inattendus cherchent à capter le regard du passant. Lors du cheminement, l’interaction entre les réalisations, immobiles et le promeneur, repose également sur la juxtaposition de travaux artistiques d’influences et d’époques diverses.
Ainsi placées et disposées, les oeuvres exacerbent les jugements de goût de chacun; au fil de l’itinéraire, le promeneur devient ainsi un spectateur et l’espace public se transforme en lieu d’exposition.



Bonjour!
Merci de me faire découvrir Genève à travers ces architectures. J’y ai été transporté par la simple lecture de ton article, je suis devenue spectatrice plus que pormeuneuse!c’est sûr désormais je ne verrai plus les statues de la même manière!!!
bisous ma mimi
Merci pour ton lien sur mon blog sur ton site
A bientôt
Et aussi merci pour ton lien pour mon site de foot
Tu t’adresse à moi là. Et pour l’article de Myriam, intéressant non? pour toi qui est passionné par l’urbanisme et le paysagisme!
A plus et merci à toi aussi pour ton lien vers ce blog.
Ah oui, bien sûr, l’article est intéressant et bien écrit !
Mais comme tous vos articles d’ailleurs