Depuis la création du FLEC (Front de libération de l’Etat du Cabinda) en 1963, aujourd’hui dirigé par le Président Henrique Tiago Nzita, le mouvement indépendantiste cabindais a toujours connu des divisions et une « guerre des chefs » comme dans le cas du parti socialiste français. En 1975 l’invasion du Cabinda par les Cubains, les Russes et les Angolais a placé notre pays sous l’occupation de l’armée angolaise. Dès lors et depuis plus de 32 ans, le gouvernement angolais a multiplié les actes de corruption, d’empoisennement et d’emprisonnement des Cabindais dans le but d’anéantir leur volonté et leur courage de rechercher l’indépendance, mais cela n’a pas même ralenti le mouvement, bien au contraire celui a pris plus d’ampleur. Plusieurs Cabindais ont été récupérés par le gouvernement angolais, certains ont intégré le MPLA (Mouvement populaire pour la libération de l’Angola) dirigé par le Président Eduardo Santos de l’Angola, de la République du Congo et de la République démocratique du Congo, puisque l’Angola est devenu un Etat fédéral comme les Etats-Unis. D’après le Service de Renseignements Cabindais, l’Angola est devenu un Etat fédéral composé de trois pays depuis 1997, auxquels s’ajoute le Cabinda sous occupation. Tous ces pays sont dirigés par un gouvernement démocratiquement élu par des peuples, sauf le Cabinda qui est dominé par un gouverneur strictement nommé par voie de l’administration angolaise. Par ailleurs, il est important de garder à l’esprit que des accords secrets qui existent aujourd’hui font que Denis Sassou Nguesso est le gouverneur du Congo Brazzaville jusqu’à sa mort, tandis que Joseph Kabila , gouverneur de la République démocratique du Congo, est sur un siège éjectable.
Aujourd’hui, chers compatriotes Cabindaises et Cabindais, cessons les divisions, la haine et les jalousies, unissons-nous pour la paix au Cabinda:
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Que la population Cabindaise manifeste pacifiquement et cesse de travailler pendant 10 jours, afin de faire plier le pouvoir en place,
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Que tous les intellectuels Cabindais, quelque soit leur position (MPLA ou UNITA), leur lieu de résidence (Cabinda, Angola, pays occidentaux), se rencontrent, dialoguent, afin d’ouvrir le débat sur la crise, de le rendre public et de trouver une solution commune,
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Que la création de nouveaux mouvements indépendantistes cesse, afin d ’éviter la démultiplication de groupes ayant les mêmes revendications. Que ces mêmes mouvements s’unissent sous la bannière du FLEC, dont le président est Henrique Tiago Nzita.
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Que le gouvernement angolais et le gouvernement cabindais en exil s’assoient à la même table afin de renouer le dialogue et de décider, ensemble, de la résolution de la crise Cabindaise.
- Qu’enfin des infrastructures naissent au Cabinda, un pays qui a toujours connu la privation et la misère :
- - économiques ( Banque nationale du Cabinda…),
- - sociales ( hôpitaux, écoles, universités…),
- - construction de chemins de fer et de routes (reliant les villes principales entre elles et aux pays frontaliers: Tchiowa, Tschiela, Muanda, Pointe Noire…).
Le plus important pour nous reste au demeurant la construction de l’aéroport international au Cabinda et du port maritime qui crééraient au moins 80 000 emplois.
Analysons la situation cabindaise car notre cause est juste, trouvons une solution équitable, réfléchissons avec sagesse pour trouver des idées nobles. Oui la paix au Cabinda est possible! Oui nous pouvons obtenir un événement historique qui restera gravé dans toutes les mémoires, au Cabinda! Que notre génération reste unie, car la population Cabindaise est bénie par Dieu, alors qu’elle se maudit elle-même par ses propres divisions internes en vue d’intérêts personnels qui trahissent la cause Cabindaise depuis plusieurs années.
En tant que Consultant pour les Droits de l’homme au Cabinda et responsable du Service de Renseignement Cabindais (SRC), j‘exhorte la population Cabindaise dans son ensemble à mettre fin à nos vaines divisions internes afin de nous rassembler et d’unir nos forces pour éviter des souffrances supplémentaires au peuple Cabindais.
Mais vous, peuple Cabindais, devez aussi nous soutenir par des actes de paix pour que nous puissions ensemble porter avec clarté, vivacité et impulsion la cause Cabindaise.
Le plus difficile à accepter, pour nous peuple africain, est notre naïveté, voire parfois notre idiotie. En effet, nous sommes influencé par un peuple riche, qui vit en dehors de l’Afrique, qui vient nous manipuler et semer des divisions entre les peules noirs. Il nous pousse au massacre et à nous entretuer nous-même pour ses propres intérêts familiaux ou nationaux. Prenons l’exemple au Rwanda, en République démocratique du Congo, au Soudan, en Somalie, en Irak, etc.
Alors nous peuple Cabindais, premier peuple noir soit-disant colonisé par un pays noir qui est l’Angola, nous ne sommes pas l’objet d’une colonisation, mais bien plutôt d’une occupation militaire illégitime qui bafoue les droits des Cabindais.
Pour terminer mon article, si un Cabindais, quelque soit son statut, ne respecte pas les règles politiques et diplomatiques du gouvernement Cabindais, il doit être mis en retraite.
Justino Da Oliveira Bango,
Consultant international pour les Droits de L’homme
au Cabinda
Genève, le 9 décembre 2008